mercredi 20 juillet 2016

Conversation stratégique du 29 juin 2016 – Camille Coquet - Data vizualisation

Prêt pour le voyage ?
Ensemble nous allons comprendre et analyser votre objectif.
Nous travaillons sur vos idées et les affinons pour gagner en impact, clarté et mémorisation.

Je vous accompagne et vous propose des méthodologies, des outils concrets et des supports adaptés.

Datavisualisation,  Management visuel

Visualiser pour mieux piloter et décider.

Vous venez de recevoir votre dernier reporting, le tableur de réponses de la dernière enquête.


Que faire de ces « Big-data » ?

Je vous propose de convertir toutes ces données (commerciales, satisfaction client, industrielles, RH, …) en infographies simples, pédagogiques et dynamiques.

Je les décline en supports de management pour piloter et mobiliser vos équipes, en tableaux de bord ou en présentations ppt pour une aide à la décision. »

Ceci est la description que vous retrouverez à votre arrivée sur le site www.camillecoquet.com

Étant un grand adepte des PowerPoints très moches, j'ai écouté avec attention ses nombreux conseils et j'en ai retenu quelques uns qui peuvent sûrement aider le plus grand nombre à arrêter de faire des PPT vieillots.
Je vais tenté d'être simple et concis.


Étape 1 : Diviser les idées en plusieurs slides


Simplifier en affichant que les grandes lignes

3 types de graphiques :
Répartitions = Camembert
Tendance = Barres Verticales
Comparaison = Plusieurs Cercles

Pas d’animation entre les slides sauf si on veut vraiment alors FONDU pour gérer le suspens.

Etape 2 : Le FOND


3 informations par slide  :
Pour QUI ? Interne ou Externe ?
QUI est votre auditoire ?
Combien de temps vous accorde-t-il ?
Que doit-il retenir ?
Comment imager vos mots-clés ?

TRAVAILLER MON DISCOURS

3 types de présentation :
Rapport détaillé
Présentation écrite
Présentation orale

3 vecteurs en tête :
Clarté
Impact
Mémorisation

Étape 3 : LA FORME


Typographie lisible et sans empattements

Tailles de police :
Titres : 60
Textes : 28
Légendes : 14

Ne pas brûler les yeux de l’auditoire !

Couleurs :
Rouge clair / Bleu Pastel turquoise / Gris
3 teintes de Bleu / Gris différentes
Vert pomme / Bordeaux / Blanc


Mehdi Naceri.

Conversation stratégique du 8 juillet 2016 – Guillaume Villon de Benveniste - Pourquoi s’intéresser à la Silicon Valley ?

Pourquoi s’intéresser à la Silicon Valley ?

Un passionné d’innovation peut s’intéresser à une multiplicité d’endroits sur la planète : Israël avec son marché réduit qui parvient à créer des start-ups globales, l’Inde qui montre la voie vers l’innovation dite frugale, la Chine qui parvient à créer des géants digitaux, la ville de New York et celle de Londres qui sont des foyers d’innovation financière, la ville de Paris qui est le siège de plusieurs licornes et qui s’apprête à ouvrir le plus gros incubateur au monde ainsi que, bien sûr, la Silicon Valley.
Guillaume Villon de Benveniste
Les secrets des entrepreneurs
de la Silicon Valley (Eyrolles)

Alors, pourquoi faudrait-il s’intéresser, en premier lieu est sans doute principalement, à la Silicon Valley ?

I/ La Silicon Valley : un modèle de prospérité
D’abord parce que la Silicon Valley reste un modèle de croissance. Dans cette zone géographique relativement petite, qui va de la ville de San Francisco à Palo Alto, le salaire moyen de ses 3 millions d’habitants se situe à 118 000 $ par an, tandis que les stagiaires, notamment ceux qui travaillent dans les GAFA (« Google, Amazon, Facebook, Apple ») se voient rétribués à hauteur de 60 000 $ ou 80 000 $ par an. En 2015, le berceau de l’innovation crée de l’ordre de 60 000 emplois, un chiffre comparable au nombre d’emplois créé en France sur la même période. Seulement voilà : la France est vingt fois plus peuplée que la Silicon Valley…

II/ La Silicon Valley : un modèle de croissance
Ensuite parce que le taux de croissance reste élevé : il est de 5 % environ par an depuis plusieurs années alors même que nous nous situons dans une économie développée, et que le reste des États-Unis, ainsi que les principaux pays européens, peinent à dépasser les 3 % de croissance.

III/ La Silicon Valley : un moteur d’innovation
Aussi parce que la Silicon Valley constitue depuis une trentaine d’années déjà un moteur d’innovation. Songez que la capitalisation boursière des gaffes est à peu près équivalente à la capitalisation boursière de l’ensemble du CAC 40 français. Seulement voilà : comparer les GAFA au CAC 40 s’est comparé quatre entreprises californiennes aux 40 plus grandes entreprises françaises du monde. C’est aussi comparer des entreprises américaines dont la moyenne d’âge ne dépasse pas 20 ans tandis que la moyenne d’âge du CAC 40 français est plus que séculaire.

IV/ La Silicon Valley affiche des réussites impensables
Enfin parce que les réussites de la Silicon Valley ne peuvent pas être le fruit du hasard. Aujourd’hui, la région compte plus d’une soixantaine de licornes, ces start-ups valorisés à plus d’un milliard de dollars près offre publique initiale d’achat. Songez qu’une entreprise comme WhatsApp affiche une capitalisation boursière supérieure à celle de de PSA (19 milliards de dollars en 2014 contre 13 milliards d’euros pour PSA). Seulement voilà : WhatsApp compte 55 employés contre près de 200 000 pour l’entreprise d’automobile.

Autrement dit, il se passe quelque chose de singulier dans la Silicon Valley. Voilà pourquoi il faut s’y intéresser.

jeudi 7 juillet 2016

Conversation stratégique du 03 juin 2016 – Albert Asseraf – Directeur Général Stratégie, Etudes et Marketing de JCDecaux France


C’est un discours sans langue de bois et très inspirant que nous a tenu Albert Asseraf sur les défis qu’il relève au quotidien dans le cadre de ses fonctions.

Dans sa manière de nous retracer la sucess story de JC Decaux, groupe familial réalisant aujourd’hui plus de 3 milliards d’€ de CA et employant près de 13 000 salariés dans le monde, Albert Asseraf vise juste et parle à l’entrepreneur en chacun de nous.



Tout d’abord, en nous expliquant comment un concept simple est devenu un business model décliné dans 80 pays : mettre gratuitement à disposition des villes des produits et services utiles, en particulier du mobilier urbain en le finançant par la publicité.

C’est ainsi qu’est né « l’Abribus » (nom déposé) en 1964 à Lyon sur les bords de la Saône. De nombreuses déclinaisons de mobiliers sont également apparues au fil des décennies avec une dimension servicielle plus ou moins importante, jusqu’au lancement du Vélo’v à Lyon en 2005 et du Vélib’ à Paris en 2007.

Albert Asseraf insiste ensuite sur la bataille quotidienne à mener pour faire vivre son idée. Se lancer en tant qu’entrepreneur c’est gagner en liberté ce qu’on perd en soutien quand on se trouve dans une grande structure. C’est surtout être suffisamment déterminé pour expliquer et convaincre de sa vision et faire en sorte que les situations rencontrées tournent à notre avantage.

C’est également savoir se réinventer et se dépasser au quotidien, comme ils ont su le faire par exemple, nous raconte-t-il, lors de l’Appel d’Offre de la Ville de Paris pour lancer Vélib’.

Son air très calme ne nous empêche à aucun moment de ressentir avec quelle ardeur et quel entrain il s’emploie à faire vivre l’excellence et l’innovation d’aujourd’hui et de demain chez JCDecaux.


Conversation stratégique du 4 mars – Raphaël Goumot - Le « Lean Startup » dans tous ses états !


Raphaël Goumot
Fondateur de Creagile



Coach en management de l'innovation et agilité, Raphaël est aussi expert dans les domaines du numérique. Il a une expérience d'entrepreneur et d'intrapreneur, avec plus de 15 ans dans des grands groupes internationaux en tant que directeur de projets, d'unité R&D, de programmes transverses, puis d'unité d'affaires.

Passionné par l'ingénierie humaine, Raphaël a importé la plupart des techniques qu'il utilise de Californie, où elles ont été conçues et utilisées aussi bien par de grands groupes que par des start-ups, le plus souvent dans le secteur du numérique, et enfin par des leaders adepte de l’Agile.

Raphaël Goumot est le fondateur de Creagile, société de formation et coaching en intelligence collective. Raphaël est le premier français "Innovation Games® Certified Collaboration Instructor", habilité à délivrer des formations certifiantes Innovation Games® - les outils-processus collaboratifs d’aide à la décision qui mobilisent l’intelligence collective. Il a aussi co-fondé le French Gamestorming User Group et créé Jeudinnovation pour diffuser ces pratiques. » cf http://www.creagile.fr/

« CQQCOQP* ! »

« C'est culcul, c'est occupé ! », dit-il au tout premier instant du cours.

Un peu interloqués, nous nous regardâmes avec une pointe d'amusement.

Il répéta « C'est culcul, c'est occupé ! » avec autant d'aplomb que précédemment.

Pour faire simple, c'est le genre de professeur qui vous surprend au début d'un cours. Vous ne pouvez délaisser votre écoute de ses paroles ingénieuses, inventives et créatives. Il enchaîne les notions et les exemples avec aisance et humilité. L'humour mêlé à ses indications méthodologiques donnent un cocktail détonnant.

« Lean Startup = arrêter de perdre son temps ! »

L'intitulé du cours « Lean Startup » me fait déjà envie. En effet, aimant les pratiques entrepreneuriales d'un nouveau genre, je connais et tente de m'en servir pour mes projets et mon entreprise actuelle. Par ailleurs, exerçant dans le domaine des nouvelles technologies, des logiciels et applications, les méthodes du « Lean Startup » sont en adéquation avec ma vision entrepreneuriale.

De ce fait, Raphael Goumot nous donne des phrases simples et faciles à retenir, des punchlines, telles que « le Lean Startup c'est arrêter de perdre du temps ! » ou « le temps d'une itération conception-production-test-feedback est de deux semaines à un mois. » C'est clair, concis, efficace et utile pour tous les candidats au Mastère Entreprendre du CELSA.

« Le Lean Startup c'est des principes et de l’action »

De plus, il est revenu sur les origines du Lean avec Edward Deming et sa fameuse Roue de Deming à itérer sans cesse. La « Qualité Totale » de Taïchi Ohno de Toyota est en amont fondatrice du Lean.

Il nous parle de biais cognitif, de « PLAN-DO-CHECK–ACT», de lien avec le Design Thinking et sa vue systémique rappelant le Lean Agile. Les méthodes « ICHIKAWA » et les « CINQ POURQUOI ? » sont à utiliser au plus vite pour faire avancer nos projets.

Le Lean Startup c'est des principes à respecter et à mettre en oeuvre:
•    Construire
•    Mesurer
•    Apprendre
•    Itérer

« Avoir des hypothèses minimalistes est préférable »

Cependant, il ne faut surtout pas oublier les feedbacks (retours, commentaires). Raphael Goumot nous a présenté et fait utiliser une matrice pour mesurer les feedbacks avec aisance et méticulosité. Ensuite, nous avons créé notre Baseline. Puis, nous avons trouvé notre « Minimum Viable Product » (« MVP ») puis imaginé de gérer nos cycles de développement client selon les modèles de Steve Blank.

Veillons à ne pas tomber pas dans le « syndrôme du chef de produit » qui veut trop souvent quelque chose d’idéal, qu'il n'aura jamais et qui n'est pas prêt à faire des compromis coûts/bénéfices vus du client. Exerçons-nous à décomposer notre offre pour sortir un « MVP » réalisable et monétisable. Ayons des hypothèses minimalistes, à tester rapidement pour nous adapter.

Pivot et « BMC »

En accumulant des hypothèses, en interviewant nos cibles, cela nous permettra de faire un schéma de conception-production-test par cible visée. Itérer l'opération et en tirer des feedback afin de pouvoir faire un PIVOT si nécessaire, et ainsi changer de « Business Model ». Plein d’outils de simulation sont à la portée de tous, moyennant savoir-faire dans leur usage appliqué.

Durant le cours, j'ai produit trois quart d'un nouveau « Lean Startup Canvas » grâce à l'aide d'un intervenant de classe internationale. Je le remercie pour cela et je souhaite un jour travailler avec lui.

On ne sait jamais où l'entrepreneuriat peut nous amener !

Mehdi Naceri

lundi 4 juillet 2016

Conversation stratégique du 30 avril – Selma Fradin - Les nouveaux business models des médias

Selma Fradin, directrice Organisation et
Transformation chez Keyrus

       Ayant consacré sa thèse aux médias historiques face à la révolution numérique, Selma Fradin nous a fait partager son regard acéré sur les transformations en cours dans ce secteur en crise.

        Le secteur des médias traverse probablement la plus grande crise de son histoire. Mais aujourd’hui, les médias ne subissent pas seulement une crise économique classique, ils vivent une crise industrielle provoquée par la numérisation, laquelle remet en cause leurs modèles économiques traditionnels.
        La presse, parce que son modèle économique reposait sur la publicité et la vente des journaux, est menacée par la gratuité d’accès à l’information sur Internet et le moindre report de la publicité du print vers le Web.
La télévision en raison de l’explosion des chaînes et de l’apparition de nouveaux usages (replay par exemple).
La radio parce que, bien que ce soit un média moderne et mobile, c’est un média dépendant de la
publicité dont les revenus sont en baisse depuis plusieurs années.

Les nouveaux principes de l’économie numérique

        L’économie numérique fait voler en éclat les frontières historiques des médias. Elle provoque une augmentation de la concurrence ; l’impasse du gratuit diminue le consentement à payer et le marché publicitaire mute vers le numérique et les acteurs de la nouvelle économie (GAFA) ; la chaîne de valeur est modifiée, le consommateur étant placé au centre et le rôle d’intermédiaire des médias remis en cause.

        Cette révolution peut s’analyser à l’aune de cinq principes qui percutent toute l’économie numérique, les médias en particulier :
      Principe N°1 : accélération des cycles innovation (Google a un plan à la semaine et au trimestre)
Principe N°2 : économie de plateformes et de mise en relation (Uber, Leboncoin)
Principe N°3 : économie collaborative (Blablacar par exemple)
Principe N°4 : gratuité de l’économie qui diminue le consentement à payer. Les utilisateurs consentent à payer de nouveaux services à valeur ajoutée (exemle Deezer ou Spotify).
Principe N°5 : économie à faible intensité capitalistique ; les ressources sont désormais à l’extérieur de l’entreprise (AirBnB qui n’a pas d’hôtel mais s’appuie sur les logements des particuliers).

Face à cette révolution, les médias sont menacés et contraints de se réinventer.


Les trois piliers de la transformation

 Pour se réinventer, les médias peuvent s’appuyer sur trois piliers :

*modèle économique : réinvention des modèles économiques
-diversification des sources de revenus
-innovation comme moteur
-évolution des frontières de l’entreprise (étranger, français à l’étranger, coopétition avec les concurrents, sortir du cadre)
-exploration de nouveaux marchés (gens qui attendent dans les gares, les aéroports…)

*usages
-Vivre une expérience utilisateur,
-Une information rare a de la valeur
-Les données au cœur du mobile

*organisation
Réfléchir l’organisation de son entreprise en réseau.
Déterminer de quoi les clients ont besoin et revoir la manière de travailler même si cela nécessite de développer de nouvelles compétences.
Marie-Laure Théodule
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