vendredi 28 mars 2014

Conversation stratégique du 12 mars 2014 : l'échec dans l'entrepreneuriat



C'est mercredi 12 mars dernier que nous avons reçu Anne Brunet-Mbappe, enseignant-chercheur Novencia- Mme Brunet-Mbappe est intervenu sur le thème de l'échec dans l'entrepreneuriat.

L'entrepreneuriat va de pair avec l'échec, c'est un postulat de fait mais il constitue souvent un tabou dans notre société. Il est vrai que l'on fait plus souvent un focus sur les succès d'initiatives entrepreneuriales ; pour autant, la démarche entrepreneuriale peut conduire à un échec et qu'il n'est pas aisée d'en sortir indemne tant matériellement que psychologiquement même si le législateur à mis à bas la stigmatisation des entrepreneurs ayant échouées via un indicateur.

L'influence de la phase du projet ou rater au bon moment vise le cas ou l'échec se révèle profitable, c'est notamment lorsqu'il intervient dans la phase d'exploitation et non pas dans la phase d'exploration. Pourquoi ? Parce que l'exploitation consiste en une activité de court terme et repose sur des améliorations par itération. L'apprentissage s'y effectue donc selon un processus rapide.

L'attribution de la responsabilité ou la faute de l'autre est typiquement le cas ou l'entrepreneur s'attribue en les causes d'un succès ou au contraire se de dédouaner d'un éventuel échecs.

Un échec engendre toujours un sentiment de perte pour l'entrepreneur ; en conséquence, c'est un phénomène de "deuil" qui se déclenche, accompagné d'une charge d'émotionnelle qui évolue avec le temps. Le processus de deuil conduit à la résilience. C'est le stade ultime qui permet aux entrepreneurs qui effectuent ce cheminement d'éprouver un sentiment d'auto-efficacité.
Pourquoi accepter l'échec et le dépasser? Car l'échec est un processus naturel dans la vie et constitue un apprentissage ; c'est en ce sens que Schumpeter parle de "destruction novatrice". Il s'agit d'une innovation par le renouvèlement.

Lorsqu'elle est retrouvée, la confiance en soi n'est rien d'autre que la capacité à s'adapter et à évaluer les risques. Assumer son échec puis se relancer, enrichi, dans une nouvelle activité entrepreneuriale, et c'est finalement la capacité résiliente caractéristique de l'entrepreneur. Entreprendre, c'est bien prendre un risque!

L'enjeu consiste donc à inventer des structures d'accompagnement de "l'après échec" pour guider nos entrepreneurs vers la résilience active pour leur permettre une reprise de l'énergie entrepreneuriale.

L'échec entrepreneurial par-delà le tabou » in Le Grand Livre de l'Entrepreneuriat.
L'échec, sujet tabou ? 60000 Rebonds, des compétences pour aider l'entrepreneur à se reconstruire »

Yannick Gnanou
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