lundi 7 avril 2014

Conversation stratégique du 14 mars 2014 : étapes et enjeux liés aux financements d’une entreprise en création.

Le 14 mars, le mastère spécialisé CELSA Entreprendre a profité du témoignage et de l’expertise de Stéphanie Le Beuze sur les différentes étapes et enjeux liés aux financements d’une entreprise en création.
Stéphanie Le Beuze conseille les entreprises dans leur recherche de financement. Pendant près de 12 ans, elle a travaillé dans différentes banques françaises et internationales, notamment sur les questions de financements et de gestion des risques. Elle s’est ensuite impliquée dans la création de deux start-up liées à l’innovation, notamment un cabinet de conseil en levée de fond - Carmine Capital - très orienté développement durable. « Nous avons aidé plusieurs start-ups ayant breveté des solutions permettant de réduire la facture énergétique ou ayant une empreinte RSE », rappelle Stéphanie Le Beuze.  Elle a également été dans ce cadre Secrétaire général du premier réseau de business angels spécialisé dans les start-ups ayant un caractère développement durable. 

Une stratégie de levée de fonds cohérente avec votre projet

La création d’entreprise comporte de nombreuses étapes, avant le lancement sur le marché. Pendant la phase d’amorçage, le financement de son projet est l’une des étapes essentielles. Si vous souhaitez trouver des financements rapidement, votre projet doit être complet, précis, concis, clair, soigné et vendeur.

« L’essentiel, pour réussir sa levée de fonds, reste d’établir une stratégie cohérente, tant dans le montant de financement demandé, que dans son calendrier et du type d’investisseur démarché. Il est également indispensable de présenter son projet de levée de fonds de façon concise et percutante, afin de retenir l’intérêt des fonds d’investissement et business angels, déjà sur-sollicités. Se faire accompagner par un leveur de fonds est, à mon sens, indispensable pour trouver des investisseurs, bien valoriser son entreprise et mener à bien son augmentation de capital et négocier un pacte d’actionnaires avec une gouvernance favorable », souligne Stéphanie Le Beuze.

Des mesures dédiées au business model, technologie ou produit innovant

Ainsi, la levée de fonds permet de financer de la R&D (Recherche et Développement), des innovations techniques ou ses projets de développement commercial. Malheureusement pour nous, jeunes entrepreneurs, les Business Angels (Les Anges du Business) qui peuvent croire à votre projet seront vraiment présents après les huit premiers mois d’activité. Avant cela, il est souvent nécessaire de financer sa création et les moyens techniques et technologique nécessaire à son lancement.

Même si la situation du capital risque et du financement des start-ups en amorçage reste tendue, les beaux projets d’entreprises trouvent toujours des financements. Différents dispositifs fiscaux, comme la possibilité de déduire en partie de son ISF (loi TEPA) ou de son impôt sur le revenu les investissements dans les jeunes entreprises, soutiennent l’investissement fait par les business angels. Plusieurs fonds d’investissement ont récemment vu le jour sur l’amorçage et le capital risque, suite au soutien apporté par la BPI et le Fonds National d’Amorçage. Toutes ces mesures favorisent les levées de fonds chez les start-ups présentant un business model, une technologie ou un produit innovant », affirme Stéphanie Le Beuze.

Concrètement, quels sont les financements possibles pour les porteurs de projet ?

Premièrement, le « Love Money », financement que vous pouvez « récolter » auprès de vos proches, amis, famille et qui permettent de lever de précieux euros pour préparer les premières immobilisations et assurer sa phase de lancement.

L’essor des plateformes de crowdfunding est également un levier pertinent pour permettre de lever des fonds tout en sensibilisant les internautes sur les tenants et aboutissants de son projet.
« L’essor du financement collaboratif (crowdfunding), même s’il est encore ténu, est également le signe  que les Français souhaitent davantage placer leur épargne vers les start-ups et PME », déclare Stéphanie Le Beuze.

Ensuite, d’autres sources de financement peuvent venir accompagner votre lancement de projet comme les réseaux d’investissement (BPI France, Réseau Entreprendre ou concours, etc), les prêts bancaires (difficiles à obtenir par manque de liquidités des banques), les prêts personnels ou encore le crédit-bail.

Pôle Emploi propose également un accompagnement dans la phase de lancement grâce à l’ACCRE (Aide à la création ou reprise d’entreprise) ou le prêt d’honneur. Ce dernier est un "coup de pouce" financier pour les porteurs de projet ne possédant pas suffisamment d'apports personnels pour financer la création (ou la reprise) de leur entreprise. L’obtention de ce type de prêt a un effet de levier financier et un effet de crédibilité. Il nécessite une préparation minutieuse en vue de sa présentation devant un jury composé de professionnels.

Enfin, dans une autre veine, Carmine Capital a créé son propre « éclaireur financier », structure dédiée au rapprochement entres PME et start-ups et assurant une collaboration durable et saine entre les deux parties, afin d’éviter notamment les abus de position dominante. « L’éclaireur financier est né du constat que les PME ont besoin de l’innovation et du dynamisme des start-ups et que ces dernières peuvent profiter de l’expertise sectorielle, du réseau, des technologies et locaux des PME, bien plus roches qu’un pur investissement de la part de purs financiers », conclue Stéphanie Le Beuze .

Alors, porteurs de projet, encore des doutes sur votre envie d’entreprendre ?

Plus d’informations : http://stephanie-le-beu

Merri Viat et Cédric Hédont | MS CELSA Entreprendre - Création et innovation dans la communication et les médias - Promotion 2013-2014 | le 3 avril 2014




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